SEBC modernise le secteur privé

SEBC: le nom change, le statut aussi, mais, rançon de son succès, le sigle reste le même. Treize ans après sa fondation, le SEBC ou, selon son acronyme anglais, Syrian Enterprise Business Center, reste l’un des projets européens les plus performants dans la région méditerranéenne.
Jihad Yazigi - Damas, Le Commerce du Levant
Établi en 1996, ce qui s’appelait alors le Syrian European Business Center a pour objectif le développement du secteur privé syrien, et en particulier de ses petites et moyennes entreprises. Au sortir de trente années de dirigisme socialiste et de planification centrale, les entreprises syriennes sont exsangues : une connaissance très limitée des marchés mondiaux ; une main-d’œuvre peu formée ; un accès quasi inexistant au capital autre que familial. Une loi facilitant l’investissement privé est bien approuvée en 1991, mais le cadre juridique et réglementaire reste obsolète.
La déclaration de Barcelone en 1995 offre le cadre pour le développement de projets européens dans la zone méditerranéenne et permet le lancement du programme. SEBC devait durer quatre ans. Son succès l’oblige à une première prolongation jusqu’en 2006. À cette date le statut et le nom changent et au lieu d’un programme le SEBC devient une institution autonome soutenue par l’Union européenne. Le sigle ayant acquis une très grande notoriété reste le même.
« De tous les projets similaires lancés dans le pourtour méditerranéen, SEBC est le seul à s’être transformé en institution nationale totalement autonome et indépendante, selon Poul Gadegaard, chef du Programme de soutien aux PME, le principal projet géré par le SEBC. Partout ailleurs, ces centres se sont retrouvés sous la coupe d’un ministère ou d’une autre institution étatique. »
Une multitude de tâches
Que fait donc le SEBC ? D’abord, apporter, sous une multitude de formes, un soutien aux PME syriennes afin de renforcer leur compétitivité. Des formations à la vente, à la gestion des ressources humaines, à la gestion de manière plus générale sont ainsi organisées de façon régulière ; des études de marché et des guides sectoriels sont produits, permettant aux entreprises syriennes de mieux connaître les marchés sur lesquels elles opèrent ; des bases de données d’entreprises européennes sont mises à la disposition des entreprises locales ; les centres d’information européens (Euro Info Center) sont accueillis et gérés dans les locaux de SEBC ; des rencontres B2B sont organisées chaque année ; la promotion de produits syriens sur les marchés extérieurs se fait sous de nombreuses formes : publication de catalogues, organisation de stands aux grandes foires internationales, dans les secteurs agroalimentaires et textiles en particulier, deux des secteurs aux plus forts potentiels de l’économie nationale ; etc.
SEBC travaille sur quatre grands projets : le Programme de soutien aux PME, doté d’un budget de 15 millions d’euros, court jusqu’à la mi-2010 ; le Programme de développement des échanges commerciaux, également doté de 15 millions d’euros ; le Programme de simplification de l’environnement des affaires, doté d’un budget de 5 millions d’euros ; et le Programme de qualité, doté de 12 millions d’euros et qui vise à améliorer la qualité des produits syriens.
Le SEBC agit cependant aussi comme un véritable centre de proposition pour de nouvelles politiques de soutien aux entreprises et d’une manière générale de développement de l’économie nationale. Ainsi, la mise en place d’une institution de garantie des prêts aux entreprises est-elle parrainée par le centre ?
Comment expliquer son succès ? D’abord, par les besoins immenses des entreprises syriennes qui ont permis un soutien à la fois des institutions et des privés syriens. Ce soutien se matérialise par la présence dans le conseil de direction des présidents des principales Chambres de commerce et d’industrie du pays. Puis, une stabilité des cadres qui le dirigent. Ainsi Noha Chuck, la directrice générale de SEBC, y travaille depuis sa création alors que Poul Gadegaard, consultant danois, y est depuis 2001. C’est cette stabilité qui a permis en 2006 le transfert sans heurt du statut du SEBC de projet européen à celui d’institution indépendante nationale.
| Le groupe Sabouni s’exporte désormais à 80 % Les Sabouni ne travaillent pas dans le savon, comme l’origine de leur nom, Saboun, pourrait le faire croire, mais dans les céréales. Cette familiale originaire de Hama dans le centre de la Syrie a créé il y a près de 20 ans ce qui s’avère être l’une des plus jolies success story à la syrienne. À l’origine une petite entreprise fournissant le marché local en épices et céréales produites autour de la fertile vallée de l’Oronte, le groupe Sabouni s’est mu, grâce en grande partie au SEBC, en entreprise qui produit, emballe et exporte des grains, céréales et épices syriens vers plus de 50 pays à travers le monde. L’entreprise exporte aujourd’hui vers le monde arabe, l’Europe et l’Amérique latine près de 80 % de sa production, soit des lentilles, des petits pois, du cumin, de l’anis, des amandes, des pistaches, des noix, etc. « Le soutien apporté par le SEBC a été inestimable, dit Hatem Sabouni, directeur général et frère aîné de la famille. De la formation à la promotion sur les marchés étrangers, ils ont été présents à tous les stages de notre développement. » En 1998 est créée une filiale destinée à commercialiser la production sur les marchés export. En 2003 est établie une filiale en Turquie, en 2006 une autre en Égypte qui commercialise du riz. En 2005 l’entreprise obtient les certifications ISO et HACCP, puis commence à développer une marque et un label. Le développement ne va cependant pas sans difficulté. La sécheresse des deux dernières années et la pénurie qui s’en est suivie sur le marché local a poussé le gouvernement syrien à interdire temporairement l’exportation de nombreux produits agricoles. « Nous avons dû réduire le nombre de nos employés de près de moitié », dit Sabouni. L’année 2009 a été un peu meilleure et le gouvernement a commencé à lever certaines restrictions à l’export. |
Consulter la fiche projet: Programme de soutien aux PME (Syrie)

I think Syria is not making the necessary efforts to integrate European Mediterranean common market and ease trade cooperation’s. In my view, Syria is impeding this process, by imposing too much restrictions, absurd protectionism and bureaucracy
Vos réactions
Depuis quelque temps, nous assistons aux pays méditerranéen à un éveil associatif, médiatique et même politique très important autour de la citoyenneté. Que signifie la citoyenneté, est elle un concept que nous pouvons apprendre aux autres, au jeunes spécialement, et par quel moyen pouvons nous réellement arriver à avoir un impact sur le comportement de chacun pour qu’il devient un meilleur citoyen. Le rôle de la famille est déterminant dans le faire valoir de la citoyenneté avant toute action de sensibilisation à l’égard des jeunes. Mais Avons-nous pensé à sensibiliser les parents, les faire adhérer aux activités de citoyenneté?
A propos de: Eurojar Episode 28: Responsabiliser la jeunesse méditerranéenne
Je me réjouis de cette nouvelle. L'Emir Abdelkader, grand homme de savoir, de paix et surtout de progrès aurait été certainement ravi de voir son ancienne demeure servir les causes pour lesquelles il se battait: l'éducation, l'échange entre les cultures et le progrès dans toutes ses formes.
Certes, les murs de cette maison sont lourds d'histoire et un musé aurait été une bonne chose mais au fond, l'Emir, homme spirituel qu'il était, avait rompu avec les choses matérielles de la vie et ce qui aurait peut-être compté pour lui c'est l'usage positif de cet endroit.
A propos de: Le palais Abdelkader se métamorphose en centre pour le développement durable
Il me semble que le mal est plus profond. Une évaluation sincère du système de formation professionnelle en Algérie donnerait des résultats très décevants.
Par ailleurs; il y a lieu d'inclure la formation professionnelle privée qui n 'est pas très encouragée, surtout dans les régions intérieures du pays. Trop de bureaucratie, de gestion médiocre, de manque de motivation des agents en charge de la formation professionnelle.
A l'image de tous les autres secteurs. Les déclarations publiques, verbales, ne suffisent pas. Il y'a lieu de se demander si l'Union européenne n'est pas en train de gaspiller de l'argent pour rien. Peut être pour des raisons politiques.
A propos de: Développement de la formation professionnelle en Algérie









The SEBC is doing a great job. It's like the SBA (Small Business Administration) in the USA, or even better. Hichem, I'm not sure that Syria is impeding its economic growth intentionally, why would it do so? I think Syria is doing its best to catch up with the developed countries’ standards and economics. It's just that the world is evolving too fast, and the international market is getting insanely competitive. More than ever, we, the south Mediterranean countries, need that kind of partnership programs with Europe to boost our economies and benchmark with the European highly competitive and performance-oriented companies.