Le long chemin de la protection du consommateur au Liban
Confrontée à la réticence des forces économiques, la législation sur la protection du consommateur a mis du temps avant d’être acceptée de tous au Liban. Mais c’est désormais fini, ou presque. Un activiste de longue haleine retrace le chemin parcouru par la loi 659.
La promulgation de la loi 659 pour la protection du consommateur et la création d’un Conseil national consacré à cet objectif, entrent dans le cadre d’un chantier de modernisation des lois dont le pays a besoin. Ceci doit être complété par d’autres législations sur la concurrence, l’annulation des monopoles, la sécurité alimentaire, le dumping et le crédit.
Au lieu d’en faire une priorité, les gouvernements successifs et les forces économiques qui contrôlent le marché ont relégué le bien du consommateur aux oubliettes. En 2000, par exemple, une rencontre a eu lieu entre une délégation de l’Association des consommateurs et le ministre de l’Économie et du Commerce à l’époque. Les membres de la délégation avaient présenté un projet de loi pour la protection du consommateur. Quelle était la réponse du ministre ? « Je ne vois pas l’utilité d’une telle loi. Supposons qu’elle est promulguée un jour, qui donc se chargera de la faire respecter ? », avait-il dit. Ironie du sort : six mois plus tard, les discussions sur le partenariat Euromed poussent le ministère à entamer la rédaction d’un projet de loi à ce sujet. Le débat s’élargit alors pour englober ces mêmes forces économiques qui s’opposaient au projet.
Pendant quatre ans, l’Association des consommateurs a tenu au courant la Commission européenne de ce débat. Il s’agissait de saisir toute opportunité qui allait permettre de moderniser les lois et de soutenir les initiatives privées pour la protection du consommateur, à l’ombre d’une économie libanaise mutilée et contrôlée par les quotas communautaires.
Zouhair Berro
Président de l’Association des consommateurs

Protection du consommateur ? Où ça ? Au Liban ? Au moment où les prix connaissent une baisse de 30% en Europe en raison de la crise mondiale, les prix, au Liban, continuent de grimper !
Vos réactions
Depuis quelque temps, nous assistons aux pays méditerranéen à un éveil associatif, médiatique et même politique très important autour de la citoyenneté. Que signifie la citoyenneté, est elle un concept que nous pouvons apprendre aux autres, au jeunes spécialement, et par quel moyen pouvons nous réellement arriver à avoir un impact sur le comportement de chacun pour qu’il devient un meilleur citoyen. Le rôle de la famille est déterminant dans le faire valoir de la citoyenneté avant toute action de sensibilisation à l’égard des jeunes. Mais Avons-nous pensé à sensibiliser les parents, les faire adhérer aux activités de citoyenneté?
A propos de: Eurojar Episode 28: Responsabiliser la jeunesse méditerranéenne
Je me réjouis de cette nouvelle. L'Emir Abdelkader, grand homme de savoir, de paix et surtout de progrès aurait été certainement ravi de voir son ancienne demeure servir les causes pour lesquelles il se battait: l'éducation, l'échange entre les cultures et le progrès dans toutes ses formes.
Certes, les murs de cette maison sont lourds d'histoire et un musé aurait été une bonne chose mais au fond, l'Emir, homme spirituel qu'il était, avait rompu avec les choses matérielles de la vie et ce qui aurait peut-être compté pour lui c'est l'usage positif de cet endroit.
A propos de: Le palais Abdelkader se métamorphose en centre pour le développement durable
Il me semble que le mal est plus profond. Une évaluation sincère du système de formation professionnelle en Algérie donnerait des résultats très décevants.
Par ailleurs; il y a lieu d'inclure la formation professionnelle privée qui n 'est pas très encouragée, surtout dans les régions intérieures du pays. Trop de bureaucratie, de gestion médiocre, de manque de motivation des agents en charge de la formation professionnelle.
A l'image de tous les autres secteurs. Les déclarations publiques, verbales, ne suffisent pas. Il y'a lieu de se demander si l'Union européenne n'est pas en train de gaspiller de l'argent pour rien. Peut être pour des raisons politiques.
A propos de: Développement de la formation professionnelle en Algérie









La protection du consommateur ne se réduit pas à un simple contrôle des prix. Il s'agit aussi de l'informer et de lui procurer les moyens de réagir contre un abus. La promulgation d’une loi pour protéger les consommateurs serait le début d’un long chemin qui nécessite persévérance et fermeté.