La Syrie, une exception dans le tableau EuroMed

Même si l’Accord d’association entre la Syrie et l’Union européenne n’est pas encore ratifié pour des considérations politiques, Damas bénéficie malgré tout du soutien de la Commission européenne, évalué à 500 millions d’euros depuis 1979.
Jihad Yazigi - Damas, Le Commerce du Levant
De tous les pays de la rive Sud impliqués dans le processus de Barcelone, la Syrie reste le seul à n’avoir toujours pas signé d’accord d’association avec l’Union européenne. Paraphé une première fois fin 2004, l’accord bute alors sur la forte hostilité de plusieurs pays européens, à leur tête la France, au lendemain de l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri.
La détente dans les relations politiques consécutives aux accords de Doha entraîne le paraphe de l’accord une seconde fois à la fin de l’année 2008. On attend une signature finale avant la fin de l’année 2009.
Les relations bilatérales syro-européennes restent ainsi fortement marquées par le sceau politique. La signature de l’accord d’association est vue, par ailleurs, par Damas comme un moyen de s’arrimer au bateau européen, de bénéficier d’un volume d’aides et d’un soutien économique nettement plus importants et d’une carte politique non négligeable alors que les défis régionaux restent très importants.
Les relations entre les deux parties restent gouvernées aujourd’hui par un accord de coopération signé en 1977. Jusqu’en 1995, le partenariat se concentre surtout autour de programmes de développement traditionnels comme la gestion de l’eau et les projets d’irrigation. Depuis le lancement du processus de Barcelone, la coopération s’est surtout focalisée sur le soutien aux réformes économiques : réforme du secteur bancaire, développement de l’environnement des affaires, amélioration de la gestion des services publics, démographie, environnement, etc. D’après la Commission européenne, c’est plus de 500 millions d’euros qui ont été versés au profit de la Syrie depuis 1979.
Rôle de la BEI
En pratique, cette coopération est aujourd’hui définie par deux documents cadre, le Document de stratégie pays (DSP) et le Programme indicatif national (PIN), qui détaillent à la fois la stratégie globale de coopération et les axes d’action. Le DSP pour la période 2007-2013 comprend parmi ses trois axes d’action le soutien à la réforme économique, y compris le soutien à la candidature syrienne à l’OMC, le soutien aux réformes sociales, ainsi que le soutien aux réformes politiques, notamment pour encourager l’état de droit et le respect des droits de l’homme. Quant au PIN couvrant la période 2007-2010, il alloue 130 millions d’euros pour les différents programmes d’aide.
L’implication de l’Union européenne est complétée par les financements de la Banque européenne d’investissement dont l’intérêt a surtout porté sur les grands projets d’infrastructure. La BEI a ainsi financé à des taux bonifiés pour plus d’un milliard d’euros de projets. Ceux-ci incluent la construction de deux centrales électriques, la modernisation du port de Tartous, ou encore le développement du réseau de téléphonie fixe. Depuis 2005, la BEI fournit également des prêts aux petites et moyennes entreprises syriennes dans le cadre du Fonds PME, son premier projet dédié au secteur privé syrien.

Vos réactions
Depuis quelque temps, nous assistons aux pays méditerranéen à un éveil associatif, médiatique et même politique très important autour de la citoyenneté. Que signifie la citoyenneté, est elle un concept que nous pouvons apprendre aux autres, au jeunes spécialement, et par quel moyen pouvons nous réellement arriver à avoir un impact sur le comportement de chacun pour qu’il devient un meilleur citoyen. Le rôle de la famille est déterminant dans le faire valoir de la citoyenneté avant toute action de sensibilisation à l’égard des jeunes. Mais Avons-nous pensé à sensibiliser les parents, les faire adhérer aux activités de citoyenneté?
A propos de: Eurojar Episode 28: Responsabiliser la jeunesse méditerranéenne
Je me réjouis de cette nouvelle. L'Emir Abdelkader, grand homme de savoir, de paix et surtout de progrès aurait été certainement ravi de voir son ancienne demeure servir les causes pour lesquelles il se battait: l'éducation, l'échange entre les cultures et le progrès dans toutes ses formes.
Certes, les murs de cette maison sont lourds d'histoire et un musé aurait été une bonne chose mais au fond, l'Emir, homme spirituel qu'il était, avait rompu avec les choses matérielles de la vie et ce qui aurait peut-être compté pour lui c'est l'usage positif de cet endroit.
A propos de: Le palais Abdelkader se métamorphose en centre pour le développement durable
Il me semble que le mal est plus profond. Une évaluation sincère du système de formation professionnelle en Algérie donnerait des résultats très décevants.
Par ailleurs; il y a lieu d'inclure la formation professionnelle privée qui n 'est pas très encouragée, surtout dans les régions intérieures du pays. Trop de bureaucratie, de gestion médiocre, de manque de motivation des agents en charge de la formation professionnelle.
A l'image de tous les autres secteurs. Les déclarations publiques, verbales, ne suffisent pas. Il y'a lieu de se demander si l'Union européenne n'est pas en train de gaspiller de l'argent pour rien. Peut être pour des raisons politiques.
A propos de: Développement de la formation professionnelle en Algérie








