La difficile vie des ONG en Syrie



A son arrivée au pouvoir en 2000, le jeune président Bachar El Asssad portait l’espoir d’un tournant démocratique. Un optimisme qui aura été de courte durée.  

 

Depuis plus de 40 ans, le système politique syrien autorise rarement la création d’organisations non gouvernementales, hormis certaines exceptions, notamment pour les associations caritatives. Aucune ONG ne peut être créée sans l’autorisation préalable des services de sécurité syriens. Ce qui explique pourquoi le nombre total des ONG en Syrie ne dépasse pas les 500, avec une majorité à caractère caritatif.

Cette situation a perduré jusqu’en 2000 : au moment où le président Bachar el-Assad arrive au pouvoir. Dans son discours d’investiture, il insiste sur l’importance du rôle de la société civile. Une bouffée d’espoir. Les acteurs de la société civile y voient l’occasion de s’affirmer. Les associations et les ONG se multiplient.

Confusion de genres
Mais, à peine créées, ces ONG ont commencé par subir de nouveau les pressions des autorités politiques, qui voulaient freiner les activités de la société civile, par crainte de dérapage, ou simplement par habitude. Cependant, les activistes refusent de baisser les bras : des comités de revitalisation de la société civile sont alors mis en place. Leur rôle consiste à s’attaquer aux problèmes sociaux, culturels, civiques…

Du côté des autorités politiques, ces associations et ONG sont considérées comme des partis politiques proches de l’opposition et leurs activités perçues comme menaçantes, y compris les projets culturels et sociaux. A titre d’exemple, le conseil d’administration du Forum du Dialogue Démocratique s’est vu suspendre ses activités. En somme, une lueur d’espoir qui aura été de très courte durée.

Hussein Aoudate
Journaliste
(Cahiers Euromed, 2005)






Vos réactions
ouchane, Maroc | 05-01-2010, 19.45h

Depuis 40ans, depuis........l'Europe était en guerre! Ça vous ne le voyez pas! L'Europe est née comme elle est aujourd'hui, c’est ça ce que vous voulez dire? Je ne suis ni arabe ni musulman! Je suis amazigh mais je veux que les choses soient claires. Pourquoi est-ce que certains Arabes veulent éclipser la réalité? Pourquoi voulez-vous être comme ces Européens qui se sont entretués pendant des années pour arriver là où ils sont? Savez-vous qu'hier encore, certains pays étaient dirigés par des dictatures? Savez-vous que les Espagnols, les Portugais et les Italiens étaient des immigrés en Europe? Vous devez travailler monsieur pour construire votre pays! Et avant de se dresser contre vos dirigeants demandez-vous: qu'ai-je apporté à mon pays premièrement?

ouchane, Maroc | 30-12-2009, 20.17h

Je n'aime la façon dont les chefs arabes gouvernent et ce depuis les années 70. Nous avons manifesté longtemps contre leurs politiques mais jamais nous n'avons servi les ennemis par nos écritures. Bachar El-Assad n'est pas un dictateur. Mais il l'est aux yeux de certains quand il s'agit des dépassements commis par certains serviteurs des agendas extérieurs. Nous avons longtemps vécu la même histoire chez nous. Mais après un certain laps de temps, on s'aperçoit que nous avions tort. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé aux dirigeants libanais quand les étrangers voulaient la tête de la Syrie!!!!! Regardez comment les choses justes persistent et durent. Ce sont les politiciens libanais qui courent vers la Syrie. Alors soyez au moins objectif et ne vous acharnez pas sur votre pays. Un jour vous le regretterez!!!!!!

belmouden madiha | 20-06-2009, 17.04h

Je crois que la démocratie a des limites et des règles à ne pas dépasser. Il ne faut pas donner aux ennemis des signes de faiblesse afin qu’ils puissent nous attaquer sous prétexte de vouloir promouvoir la liberté d'opinion. Je ne crois pas que le président syrien Bachar El Assad est un président méchant qui entend traiter injustement les gens. Je crois que cet homme est plus sage qu’on ne le pense.

Che | 22-05-2009, 16.38h

Trois ans après son incarcération, Michel Kilo est enfin libéré des prisons syriennes… mais pour combien de temps ? Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer quand on parle de démocratie et de droits de l’homme sous les régimes dictatoriaux arabes !